Des règles plus strictes pour les médecins étrangers

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Les prestataires de soins ayant suivi leur formation en dehors de l’Union européenne souhaitant exercer leur profession en Belgique seront bientôt soumis à des règles plus strictes. La Commission Santé publique de la Chambre a approuvé ce mardi matin une proposition de loi dans ce sens.

Maggie De Block (Open Vld), ministre de la Santé publique, est satisfaite : « Grâce à ces changements, nous pourrons limiter l’afflux de médecins non européens. Il sera aussi possible de faire venir des quatre coins du monde, des médecins hautement spécialisés pour des cas spécifiques et complexes afin de pouvoir soigner nos patients en Belgique. »

Quotas pour les médecins et les dentistes

La proposition prévoit notamment la possibilité de fixer un quota pour les médecins et les dentistes qui ont obtenu leur diplôme en dehors de l’UE. La loi prévoit en outre une procédure plus stricte pour tous les prestataires de soins non UE qui souhaitent s’établir dans notre pays. Cette modification vise en effet à garantir que les prestataires de soins ayant obtenu leur diplôme en dehors de l’UE disposent du niveau requis leur permettant d’assurer la meilleure qualité de soins possible. Cette disposition concerne les médecins, dentistes, infirmiers, diététiciens, psychologues, pharmaciens, etc.

Expertise

La nouvelle loi permet également à des médecins étrangers hautement spécialisés, reconnus pour leur expertise très spécifique, d’exercer leur profession pendant une période limitée dans notre pays. Grâce à cette nouvelle disposition, un chirurgien spécialisé pourra par exemple venir pratiquer une intervention très complexe sur un patient souffrant d’un cancer rare dans notre pays.

Enfin, cette loi clarifie les conditions auxquelles un médecin provenant d’un pays non-UE doit satisfaire pour pouvoir suivre une formation en Belgique sur une technique ou expertise médicale particulière. Notre pays dispose en effet d’une très grande expertise et de vastes connaissances dans certains domaines médicaux spécialisés. Grâce à cette adaptation de la loi, nous pouvons partager ces connaissances et cette expertise avec des pays qui n’en disposent pas encore.